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Un livre retrace la venue de Banksy à Paris en juin 2018

Oeuvre des artistes Banksy et Onemize

L’artiste d’art urbain Banksy est venu à Paris en juin 2018 et trois ans après cette visite, le projet de publication d’un livre retraçant au plus près cet évènement artistique majeur a fini par se concrétiser. Notre galerie de street art vous fait découvrir ce livre dans cet article.

La visite de Banksy à Paris

Tout commence Porte de la Chapelle avec l’apparition d’une fresque qui montre une fillette en train de peindre à la bombe des motifs réguliers pour couvrir une croix gammée.

De nouvelles œuvres apparaissent les jours suivants, avenue de Flandre, à Maubert, à Beaubourg, au Bataclan et à la Sorbonne. La rumeur évoque Banksy. Puis la revendication d’une des œuvres parisiennes est publiée le 26 juin sur son Instagram.

Par la suite, l’artiste confirme la paternité des autres œuvres et donne les clés pour comprendre le message. « Fifty years since the uprising in Paris 1968. The birthplace of modern stencil art. » commente Banksy lorsqu’il revendique le rat au cutter qui tourne le dos au Centre Pompidou (traduction :
« Cinquante ans depuis l’insurrection de Paris en 1968. Berceau de l’art moderne du pochoir. »)

Alors que la petite fille de la Porte de la Chapelle véhiculait un message antiraciste, le message de la première publication de Bansky parle des 50 ans de mai 1968 et indique que Paris est le lieu de naissance du pochoir moderne.

Un message révolutionnaire

Il fallait trouver un moyen d’immortaliser cette visite aussi courte qu’exceptionnelle qui enflamma les médias et les réseaux sociaux à l’époque.

Les différents messages portés par une mise en scène soignée qui accompagnent les publications des réalisations de Banksy parlent de révolution. L’esprit de mai 1968 plane sur la première publication partagée par l’artiste sur Instagram. L’esprit de 1789 surgit dans le personnage de Napoléon, dans l’une de ses citations et dans le détournement de la devise nationale.

L’héritage historique et surtout les paradoxes français intéressent Banksy qui les matérialise dans ses œuvres parisiennes.

Le street art est un art révolutionnaire qui cherche à s’abstraire des limites et des lois et de facto, cette révolution artistique entre en résonance avec les révolutions politiques. Un message fort est envoyé par Bansky lorsqu’il graffe le rat, un cutter de street artiste à la main, tournant le dos au musée d’art contemporain du Centre Pompidou.

Le rat de Beaubourg fait écho à la petite graffeuse de la Porte de la Chapelle. Que nous disent ces deux œuvres ? Quel est le lien ? Cela parle de transgression, d’affirmation et de rupture avec les modèles sociétaux imposés.

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