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Nasty, un destin précoce né dans un livre qui vit dans le métro

Artiste Nasty

L’artiste Nasty découvre le street art dans un livre que lui a offert sa mère. Cette découverte qui est en réalité un véritable coup de foudre le pousse à créer ses premiers graffitis en 1988 alors qu’il n’a que 13 ans.

Une galerie roulante qui traverse la ville…

Comme tout graffeur digne de ce nom, il commence en écrivant son nom en lettres simples et acidulées sur les wagons de la SNCF à l’image des premiers graffeurs New-Yorkais qui se servaient des wagons du métro pour diffuser leurs œuvres au plus grand nombre. En effet, quoi de plus efficace qu’une galerie d’art roulante qui traverse la ville et les quartiers populaires pour faire passer son message de façon informelle au plus grand nombre ?

D’ailleurs, Nasty ne cache pas qu’il puise son inspiration dans les œuvres des street artistes New Yorkais et l’influence du mouvement hip-hop sur son art.

Il peint à cette période d’immenses fresques colorées sur les trains parisiens en travaillant particulièrement la typographie de son nom et en multipliant les couleurs, les formes et les effets. Pour son travail et les bombes aérosols, sa marque de prédilection est Clash et il affectionne particulièrement les bombes contenant de la peinture rose.

Il décline son « blaze » dans les galeries du métro, le long des voies ferrées et sur les quais de Seine. En effet, lorsque les trains et les métros délivrent son message aux habitants des cités, les passagers qui font corps avec la galerie roulante en sont privés. Nasty a trouvé une solution pour eux. Il recouvre les murs devant lesquels circulent les wagons avec son nom haut en couleur et ses deux slogans fétiches : « Fais tourner mon Blaze » et « Save Trees, Write On Walls ».

À cette époque, ses supports de prédilection sont tous les éléments caractéristiques de l’esthétique urbaine qu’il s’approprie avec ferveur.

Un métro peut en cacher un autre

La transition depuis la rue vers la galerie se fera grâce aux éléments emblématiques du métro parisien qu’il capturera pour les faire entrer dans ses galeries afin de retrouver les fonds qu’ils affectionnent.

Ainsi, il recrée en galerie les décors traditionnels du métro parisien en mettant en scène les plans du métropolitain, les plaques en émail et surtout les fameuses briques blanches biseautées en céramique.

Il amène en galerie ses fonds de prédilection, les travaille et les expose comme les témoins d’une époque et de l’ambiance spéciale du métro. Un endroit où se croisent ceux qui sont dans la misère comme un décor vivant immuable et intemporel et ceux qui ont un travail et qui sont toujours un peu trop pressés et distants.

En savoir plus :

Nasty, Fais tourner mon Blaze…

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